Références
Sources et bibliographie
Les affirmations techniques du site renvoient aux références ci-dessous. N'y figurent que des documents librement consultables en ligne.
| Type de source | Sources |
|---|---|
| Sources primaires, publications fondatrices | 11 |
| Articles à comité de lecture | 4 |
| Références en langue française | 5 |
| Fédérations et sociétés savantes | 4 |
| Documentation constructeur | 186 |
| Implémentations libres | 1 |
| Sources secondaires et vulgarisation | 9 |
| Total | 220 |
Sources primaires — publications fondatrices
Le programme de référence de VPM-B, écrit par Erik Baker, l'auteur des gradient factors. Nul besoin de lire le FORTRAN couramment : chaque étape est commentée, et c'est la description la plus exacte qui existe de ce que calcule un ordinateur VPM-B.
copie du source FORTRAN de VPMDECO (gist) · source FORTRAN de la version VPM-B, avec la loi de Boyle
Le livre qui explique le mal des caissons trente ans avant Haldane : les accidents de décompression viennent de bulles d'azote dans le sang et les tissus. Le résumé des applications pratiques, pages 1141 à 1148, recommande déjà une décompression très lente, l'oxygène au retour à l'air libre et la recompression au premier signe de paralysie.
L'article fondateur de la décompression par paliers. La règle du rapport 2:1 y est éprouvée par de nombreuses expériences en caisson, sur des chèvres puis avec des plongeurs, et jugée sûre jusqu'à sept atmosphères environ.
Le rapport de l'US Navy qui introduit les M-values, la limite de sursaturation que tout modèle haldanien calcule encore aujourd'hui. Soixante ans plus tard, le vocabulaire des ordinateurs de plongée vient toujours de ces pages.
apps.dtic.mil — PDF, cote AD0620879 · copie archivée (archive.org)
L'article qui explique les M-values mieux que personne : d'où vient la notion, comment lire les coefficients de Bühlmann, ce qui distingue les jeux ZH-L12 et ZH-L16. Neuf pages limpides, et la meilleure porte d'entrée vers tout le reste.
L'article où naissent les gradient factors : deux réglages, GF Low et GF High, pour adapter le même modèle à tous les profils. Baker y met déjà en garde contre les paliers profonds improvisés. Sept pages qui gouvernent aujourd'hui l'écran de la plupart des ordinateurs techniques.
L'article fondateur du VPM, le modèle à bulles le plus répandu : les auteurs y supposent que des germes de bulles microscopiques préexistent dans le corps, et en déduisent des premiers paliers bien plus profonds que ceux de l'US Navy. Ils reconnaissent eux-mêmes que le modèle est calibré, pas testé : tout le débat des trente années suivantes est là.
L'exposé du VPM devant l'atelier du Smithsonian de 1999, et la source de l'anecdote fondatrice des paliers profonds : Richard Pyle y raconte avoir découvert leur bénéfice en s'arrêtant en profondeur pour vider la vessie natatoire de ses poissons.
Actes de l'atelier, 295 p. : repository.si.edu (PDF) · copie archivée (archive.org)
Trois pages honnêtes sur ce que personne ne sait : qu'est-ce qui empêche un germe de bulle de se dissoudre ? Van Liew recense les explications proposées et constate qu'aucune n'a de validation expérimentale directe. À lire pour mesurer sur quoi reposent, encore aujourd'hui, les modèles à bulles.
Dans les mêmes actes : repository.si.edu (PDF) · copie archivée (archive.org)
L'essai contrôlé qui a renversé le consensus sur les paliers profonds : à durée de remontée égale, 11 accidents sur 198 plongées avec paliers profonds, contre 3 sur 192 avec paliers classiques. Le résumé et la discussion se lisent sans aucun bagage mathématique.
Articles à comité de lecture
La seule comparaison expérimentale d'ampleur : 43 ordinateurs comprimés ensemble dans un caisson, en réglages d'usine. On y découvre des écarts du simple au double entre marques sur le temps sans palier, et un classement qui s'inverse selon la profondeur.
Ce que les plongeurs techniques font subir aux algorithmes, et ce que la science permet d'en dire, par deux références du domaine. La mise au point la plus claire sur l'état réel des connaissances, germes de bulles compris.
Quatre algorithmes du commerce confrontés aux essais humains de l'US Navy : aucun ne passe tous les tests en réglage d'usine. C'est de cet article que viennent les recommandations chiffrées GF High ≤ 70 et GF Low ≥ 55.
dhmjournal.com (PDF) · version en ligne : PMC6355308
L'étude la plus récente sur le réglage des gradient factors, menée pour les plongeurs militaires belges. Sa conclusion bouscule une idée reçue, dès le titre : les réglages les plus conservateurs ne sont pas forcément les plus sûrs. Les auteurs recommandent des GF symétriques, entre 75/75 et 95/95.
Références en langue française
Pourquoi les modèles haldaniens gèrent mal les plongées successives, et ce que tables et ordinateurs ont inventé pour compenser : un siècle de procédures retracé, puis une méthode de majoration chiffrée. La lecture francophone la plus complète sur le sujet.
researchgate.net — texte intégral · les rapports Worldivers sont recensés sur plongee-plaisir.com
Le mal des caissons avant qu'on sache l'expliquer : Triger et son puits de Chalonnes-sur-Loire en 1839, la première mort à Douchy en 1847, l'enquête de Pol et Watelle, les ponts de Saint-Louis et de Brooklyn, jusqu'à Paul Bert. Huit pages, avec la bibliographie d'époque.
Principale référence francophone sur la formation et la théorie de la plongée. Son site publie des fiches gratuites sur les capacités et limites des ordinateurs, les plongées successives et les paliers profonds, ainsi qu'un simulateur haldanien. La CMAS elle-même cite Plongée Plaisir comme source du tableau de M-values de sa fiche Bühlmann.
Fédérations et sociétés savantes
Les recommandations officielles de la fédération : GF symétriques entre 80/80 et 90/90 pour l'air et le nitrox, et une mise en garde utile sur les réglages d'usine pensés pour la plongée technique.
La position officielle sur les paliers profonds : déconseillés à l'azote, conseillés à l'hélium. La fiche rappelle au passage que le pic de bulles survient une demi-heure après la sortie, et que le logiciel d'un ordinateur de plongée n'est pas certifié.
Tout ce qui distingue les jeux A, B et C de coefficients, expliqué proprement, avec leur conversion vers les M-values de Workman. La version anglaise reproduit en annexe le tableau d'origine des coefficients, la page 158 de Tauchmedizin : l'endroit le plus simple pour voir de ses yeux la source première de tous les ZH-L16.
cmas.org — fiche Bühlmann ZH-L · version anglaise, avec le tableau en annexe
Les gradient factors expliqués par Divers Alert Network, avec les rappels qui manquent partout ailleurs : un compartiment n'est pas un tissu, un accident peut survenir dans les limites du modèle, et l'ordinateur ignore le froid comme l'effort.
Documentation constructeur
Le manuel le plus transparent du marché : algorithme nommé, crédit explicite à Erik Baker, réglages d'usine chiffrés, définitions soignées de GF99 et de Surface GF. La référence pour voir ce qu'un constructeur peut publier quand il joue le jeu.
Le billet du constructeur qui explique SurfGF et GF99, les deux nombres qui résument la sursaturation d'un coup d'œil. Avec un exemple parlant : la même remontée d'urgence lue à 73 % ou à 187 % selon l'instant du calcul.
La définition la plus complète de GF99 et de SurfGF chez le constructeur, et les trois préréglages de prudence chiffrés en gradient factors. Préférez l'édition anglaise : la française est restée cinq révisions en arrière.
La documentation de l'ordinateur loisir de la marque : trois préréglages de prudence chiffrés en gradient factors, et la saisie libre ouverte dans tous les modes de plongée.
Les notes de version disent ce que les manuels ne disent plus : fin 2025, les gradient factors d'usine de la plupart des modèles ont changé, et aucune notice n'a été rééditée depuis. À consulter avant de croire un manuel sur les réglages par défaut.
shearwater.com — support, où les notes de version se téléchargent par produit
Les notices officielles des 17 marques du recensement, complétées par la FAQ en ligne d'Oceanic+, qui n'a pas de manuel. Face au silence des pages produit, c'est la seule source constructeur exploitable : les caractéristiques techniques nomment presque toujours le modèle de décompression, et parfois les réglages d'usine. Le détail, marque par marque et pour chaque modèle, est au chapitre 6.
L'hommage publié à la mort de Bruce Wienke, l'auteur du RGBM, par le constructeur qui l'a embarqué. Utile pour dater l'histoire du modèle, développé avec Suunto depuis la fin des années 1990.
Les notes de version qui datent un tournant : l'arrivée d'un algorithme Bühlmann chez le constructeur historique du RGBM, sur l'EON Steel en 2021 puis sur l'EON Core en 2024.
suunto.com — notes de version, collection EON · suunto.com — FAQ, obtenir l'algorithme Bühlmann sur l'EON Steel
La page officielle des quatre variantes de RGBM et de leur affectation par modèle. On y lit, fait rare, un constructeur reconnaître avoir rendu son algorithme moins conservateur à la suite des retours clients.
La page ne porte pas de date, mais son contenu se situe à l'ère du D5 (2019) : c'est le modèle le plus récent qu'elle mentionne, et elle ne cite l'EON Steel que « jusqu'à la version logicielle 1.6.5 ». Elle est donc antérieure à la génération Suunto Ocean et aux mises à jour ultérieures ; son affectation des variantes par modèle est un état historique, pas un instantané du marché.
Implémentations libres
Le moteur de décompression de Subsurface, carnet de plongée et planificateur libre le plus répandu : un seul fichier lisible, constantes comprises. La meilleure façon de voir, preuve en main, comment un ZH-L16 à gradient factors ou un VPM-B se programme réellement.
Sources secondaires et vulgarisation
Ces sources sont fiables sur les points où elles ont été recoupées, mais elles ne valent pas les précédentes. Le site les utilise pour du contexte, jamais pour un chiffre isolé.
Le mécanisme des gradient factors raconté par l'un des auteurs de l'essai NEDU, et sa réponse à la question qui fâche : que vaut encore un GF Low bas maintenant que les paliers profonds ont perdu leur procès ?
La réponse de la communauté technique à l'essai NEDU, objections comprises, et l'histoire de la correction de VPM en VPM-B. Le meilleur récit du débat vu du côté des plongeurs.
Un physicien règle les gradient factors à partir des probabilités d'accident publiées, plutôt qu'à partir des habitudes. Sa conclusion, GF High autour de 80, rejoint les recommandations des fédérations par un tout autre chemin.
Le tour d'horizon d'un revendeur technique sur les algorithmes du marché. Utile pour savoir quelle marque embarque quoi, et pour les modèles dont personne d'autre ne parle, DSAT, DCAP ou DCIEM.
L'article encyclopédique sur l'algorithme de Bühlmann : la table complète des coefficients ZH-L16C, et l'historique de la lignée Uwatec, ces algorithmes dérivés jamais publiés.
La source la plus faible du site, assumée comme telle : un fil de forum où un plongeur compare DSAT et Bühlmann sur des plongées réelles, deux ordinateurs au poignet. Retenue pour un seul ordre de grandeur, l'équivalence DSAT ↔ GF 45/95.
La documentation des logiciels VPM-B de référence. Elle dit ce que fait réellement le curseur de conservatisme : grossir le rayon critique des germes, de 5 à 50 % selon le cran.
Un travail indépendant qui comble un vide laissé par Scubapro : la correspondance entre les « MB Levels » de la marque, jamais définis dans les manuels, et des couples de gradient factors. Fondé sur un seul profil de plongée, ce que l'auteur assume.
Article de vulgarisation retenu pour l'attribution de Pelagic Z+ au Dr John E. Lewis. Il contient par ailleurs une erreur, Z+ décrit comme un RGBM, signalée au chapitre 6.
Les licences du site, la formule d'attribution attendue et ce que ces licences ne couvrent pas sont sur la page À propos.